Sami Tlemcani, ancien international marocain, rebondit en Algérie. Le gardien de 22 ans s’est engagé avec le MO Béjaïa, club de deuxième division. Un transfert qui marque un tournant dans la carrière du joueur de football, entre espoirs européens et attachement à ses racines algériennes.
Sami Tlemcani rejoint le MO Béjaïa, un nouveau cap en Algérie
Le club algérien a officialisé l’arrivée du portier. À Béjaïa, Sami Tlemcani cherche du temps de jeu et des responsabilités. Après des années passées dans les équipes de jeunes de Chelsea, il n’a jamais vraiment éclosé en Europe. La Grèce, avec l’AEK Athènes, ne lui a pas offert les clés d’une carrière épanouie. Alors, le dernier rempart tente sa chance loin de l’Europe.
« J’ai pris une décision sportive », avait-il expliqué à propos de sa nationalité. Sur le terrain, il veut prouver qu’il peut être un titulaire fiable. Le MO Béjaïa, de son côté, mise sur son expérience internationale pour viser la montée. Une occasion en or pour les deux parties.
Un parcours européen semé d’embûches
Né en France, Sami Tlemcani a appris le football à Créteil puis au Paris FC. Très jeune, il rejoint Chelsea. Mais la concurrence est rude à Londres. Il ne dispute aucun match avec l’équipe première. En Grèce, à l’AEK Athènes, il évolue avec l’équipe B jusqu’en 2025. Résultat : zéro minute au plus haut niveau, malgré un potentiel évident.
Que lui manque-t-il ? De la continuité, et un club qui lui fasse confiance. Le championnat algérien, avec son ambiance passionnée, peut lui offrir un cadre idéal pour se relancer. À 22 ans, il a encore le temps de s’imposer. Son arrivée en Kabylie en est la preuve.
- 🧤 Formation à Créteil et au Paris FC de 2010 à 2018
- 🇬🇧 Passage à Chelsea chez les jeunes de 2018 à 2022
- 🇬🇷 AEK Athènes avec l’équipe B de 2022 à 2025
- 🇩🇿 Signature au MO Béjaïa en 2026
Chaque étape a aidé le gardien à mûrir. En Algérie, il découvre un football plus direct, plus physique, mais aussi une ferveur unique. De quoi le rapprocher de ses origines paternelles.
Entre le Maroc et l’Algérie, un choix sportif fort
Sami Tlemcani a longtemps été partagé entre deux pays. D’un côté, le Maroc, grâce à sa mère. De l’autre, l’Algérie, la terre de son père. En 2021, Vahid Halilhodzic, alors sélectionneur des Lions de l’Atlas, l’appelle en équipe nationale A. Malheureusement, il ne joue pas une seule minute. Il enchaîne ensuite avec les U20 marocains, sans plus de succès.
En 2023, le gardien change la donne. Il demande à représenter l’Algérie. Sa décision fait du bruit dans le monde du football. Certains y voient un rejet, mais lui s’en défend. « Je suis attaché aux deux pays de mes parents », précise-t-il. Il évoque un choix purement sportif, basé sur son avenir et ses envies de jeu.
Une carrière internationale à relancer
Le passage chez les Fennecs reste hypothétique pour l’instant. Aucun match officiel n’a validé ce changement. Mais le talent est là. Le MO Béjaïa lui donne une vitrine. Casablanca n’est plus qu’un souvenir. Alger devient son nouveau défi.
Sur le terrain, Sami Tlemcani affiche un jeu aérien solide et des réflexes étonnants. Ce qu’il lui faut désormais, c’est de la régularité. Un gardien performant en championnat algérien peut attirer les regards des sélectionneurs, côté algérien ou même ailleurs.
Cette arrivée en club algérien ajoute une page inattendue à un parcours déjà singulier. Du haut de ses 22 ans, le portier semble enfin prêt à écrire la suite. L’avenir lui appartient, et Béjaïa pourrait bien être le tremplin d’une carrière enfin lancée.

Rédactrice en chef de Kabylie Actualité depuis sa création. Journaliste passionnée par le Maghreb et la diaspora, installée à Tizi Ouzou après quinze ans dans la presse francophone.